Avocat en fraude bancaire, j’interviens lorsque la banque refuse de rembourser une opération frauduleuse : virement non autorisé, phishing, spoofing téléphonique, fraude à la carte bancaire ou faux conseiller.
La fraude bancaire engage en principe la responsabilité de la banque, qui doit rembourser toute opération non autorisée sauf négligence grave prouvée du client.
Lorsque la banque invoque à tort une faute du client ou méconnaît ses obligations DSP2, sa responsabilité peut être engagée et le remboursement intégral obtenu.
Mon rôle est d’analyser les circonstances de la fraude, d’identifier les manquements techniques ou juridiques de l’établissement bancaire, de contester les refus abusifs et d’obtenir le remboursement des sommes prélevées, que ce soit par négociation, médiation ou action en justice.
J’accompagne particuliers et entreprises pour récupérer leurs fonds et obtenir réparation, grâce à ma large connaissance des mécanismes de fraude et des recours juridiques disponibles.
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Qu’est-ce qu’une fraude bancaire ?
Une fraude bancaire désigne toute opération financière réalisée sans le consentement réel du titulaire du compte ou obtenue par tromperie. Les fraudeurs utilisent aujourd’hui des techniques particulièrement sophistiquées : appels téléphoniques avec usurpation de numéro, sites falsifiés reproduisant parfaitement ceux des banques, redirections frauduleuses d’IBAN, manipulation psychologique, virus installés sur smartphones ou ordinateurs, ou encore exploitation d’une simple baisse de vigilance.
Dans la majorité des cas, la fraude repose sur deux mécanismes :
– l’usurpation d’identité (faux conseiller bancaire, faux SMS, faux e-mail, faux courtier) ;
– le contournement des dispositifs de sécurité (vérification insuffisante par la banque, absence d’authentification forte, opérations suspectes non détectées).
La loi considère qu’une opération non autorisée doit être remboursée immédiatement par la banque, sauf à démontrer une faute grave du client – ce qui est rare. Le rôle de l’avocat consiste précisément à démontrer que le client n’a pas commis de négligence grave et que la banque a failli dans son obligation de vigilance.
Que faire dans les 24 heures après une fraude bancaire ?
Les premières heures sont décisives. Une réaction rapide permet d’augmenter fortement les chances de remboursement et d’éviter que la banque n’invoque à tort une négligence du client.
1. Bloquer immédiatement les moyens de paiement
Dès la découverte de la fraude :
- opposition immédiate sur la carte bancaire,
- blocage de l’accès en ligne,
- sécurisation des identifiants et mots de passe.
Cette démarche démontre la diligence du client.
2. Informer la banque sans délai
La fraude doit être signalée immédiatement, par téléphone puis par écrit (espace client ou courrier).
Conservez :
- numéro de dossier,
- date et heure du signalement,
- identité de l’interlocuteur.
3. Déposer plainte (utile mais non obligatoire)
Le dépôt de plainte n’est pas une condition au remboursement, mais il constitue un élément probatoire important, notamment en cas de contentieux.
4. Rassembler toutes les preuves
Conservez sans modification :
- SMS, emails frauduleux,
- captures d’écran,
- historiques d’appels,
- relevés bancaires,
- notifications de validation,
- échanges avec la banque.
Ne supprimez rien, même après remboursement.
5. Envoyer une réclamation écrite formelle
Adressez une réclamation écrite en rappelant :
- le caractère non autorisé des opérations,
- l’absence de négligence grave,
- l’obligation de remboursement prévue par le Code monétaire et financier.
Cette étape est essentielle avant toute action contentieuse.
6. Ne reconnaissez jamais une faute
Certaines banques tentent d’obtenir des aveux implicites (« j’ai cliqué », « j’ai validé »).
Ne reconnaissez jamais une faute ou une négligence sans analyse juridique.
7. Contacter un avocat en fraude bancaire
L’intervention rapide d’un avocat permet :
- de bloquer les arguments abusifs de la banque,
- d’imposer le remboursement,
- d’engager la responsabilité bancaire si nécessaire,
- d’accélérer considérablement la procédure.
Fraude bancaire : quand la banque doit rembourser
En matière de fraude bancaire, le principe est simple : toute opération non autorisée doit être remboursée par la banque.
Les refus opposés aux victimes reposent très souvent sur une lecture erronée ou abusive du droit applicable. Lorsqu’une banque invoque à tort une faute du client ou méconnaît ses obligations de sécurité, sa responsabilité peut être engagée.
Opération non autorisée : le principe du remboursement immédiat
Le Code monétaire et financier impose à la banque de rembourser immédiatement toute opération de paiement non autorisée signalée par le client.
Ce principe implique trois conséquences essentielles :
- la banque supporte le risque de fraude,
- la charge de la preuve lui incombe : ce n’est pas au client de démontrer son innocence,
- le remboursement doit intervenir sans délai, sauf démonstration d’une faute grave du client.
Un virement frauduleux, un paiement par carte non autorisé, une opération validée à la suite d’un phishing ou d’un spoofing téléphonique constitue, par principe, une opération non autorisée ouvrant droit à remboursement intégral.
Les pratiques consistant à différer le remboursement, à exiger des justificatifs excessifs ou à invoquer des soupçons non démontrés sont contraires au cadre légal.
La « négligence grave » invoquée à tort par les banques
Pour échapper à leur obligation de remboursement, les banques invoquent fréquemment la négligence grave du client.
Cette notion est toutefois strictement interprétée par la jurisprudence.
La négligence grave suppose un comportement manifestement anormal, tel que :
- la communication volontaire et consciente des codes confidentiels,
- une absence totale de vigilance dans des circonstances évidentes de fraude.
En revanche, ne constitue pas une négligence grave :
- répondre à un phishing par SMS ou email,
- suivre les instructions d’un faux conseiller bancaire crédible,
- être victime d’un spoofing téléphonique reproduisant le numéro de la banque,
- valider une opération sous manipulation psychologique.
Assimiler ces situations à une faute du client est juridiquement infondé.
Dans la majorité des dossiers, la banque ne parvient pas à rapporter la preuve exigée, ce qui rend son refus de remboursement contestable.
Manquement aux obligations de sécurité et à la DSP2
Les établissements bancaires sont soumis à des obligations de sécurité renforcées issues de la directive DSP2.
Ils doivent notamment :
- mettre en œuvre une authentification forte adaptée au risque,
- détecter les opérations atypiques ou incohérentes,
- analyser la concordance entre le profil du client et les opérations réalisées,
- bloquer ou vérifier les transactions suspectes.
Un manquement à ces obligations engage la responsabilité de la banque, même lorsque le client a été trompé par des techniques de fraude sophistiquées.
Sont notamment fautifs :
- l’exécution de virements importants sans alerte,
- l’absence de réaction face à des bénéficiaires inhabituels,
- la validation d’opérations depuis un nouvel appareil ou une localisation anormale,
- la multiplication rapide d’opérations non cohérentes avec l’historique du compte.
Dans ces situations, la fraude révèle une défaillance du système de sécurité bancaire, et non une faute du client.
Le remboursement des sommes détournées peut alors être exigé, ainsi que l’indemnisation des préjudices subis.
Les principales fraudes bancaires indemnisables
Mon expertise couvre l’ensemble du spectre des fraudes bancaires.
Le spoofing téléphonique (usurpation d’identité de la banque) où les escrocs se font passer pour des conseillers bancaires
Les prélèvements non autorisés sur comptes bancaires
Le phishing et autres techniques d’hameçonnage par email ou SMS
Les fraudes à la carte bancaire et paiements litigieux par apple pay même en cas de vol au distributeur automatique de billet.
Les virements frauduleux réalisés à l’insu du titulaire du compte
Les usurpations d’identité bancaire complètes
Les escroqueries aux faux placements et investissements frauduleux
Les arnaques au faux courtier
Les arnaques aux faux prêts bancaires
Les faux prêts bancaires à des taux attractifs
Pour chaque type de fraude, je mets en œuvre une stratégie juridique personnalisée visant à faire valoir les droits de mes clients et obtenir réparation auprès des établissements bancaires.
Comment la banque doit-elle protéger son client ?
La directive européenne DSP2 impose aux établissements financiers des obligations de sécurité renforcées, notamment l’authentification forte et la détection proactive des opérations suspectes. Lorsque ces obligations ne sont pas respectées, la responsabilité de la banque peut être engagée, y compris dans les cas de phishing, de fraude au virement ou d’usurpation d’identité.
En tant qu’avocat spécialisé, j’analyse systématiquement les mécanismes de fraude, les traces numériques laissées sur les serveurs bancaires, les conditions de validation des opérations litigieuses et les éventuels manquements à l’obligation de vigilance. Cette approche permet de démontrer que la victime n’a pas commis de négligence grave et de contraindre l’établissement bancaire à procéder au remboursement intégral des sommes détournées.
Pourquoi la banque refuse-t-elle souvent de rembourser ?
Les banques tentent fréquemment de se dégager de leur responsabilité en invoquant :
– la “négligence grave” du client,
– la divulgation volontaire des codes,
– un manque de vigilance,
– une prétendue validation volontaire,
– ou encore la rapidité de la fraude.
Ces arguments sont souvent infondés.
Dans la majorité des fraudes, les banques n’ont pas :
– détecté des opérations anormales (montants inhabituels, pays à risque, horaires incohérents),
– respecté les règles de sécurité DSP2,
– vérifié correctement l’IBAN destinataire,
– mis en place des alertes suffisantes,
– assuré la cohérence entre le profil du client et les opérations réalisées.
Le rôle de l’avocat consiste à démontrer point par point que la responsabilité de la banque doit être engagée.
En cas de manquement à ses obligations de contrôle ou de sécurité, la banque engage sa propre responsabilité : il est alors possible de démontrer la responsabilité de la banque malgré les tentatives de l’établissement d’invoquer une prétendue négligence du client.
Mon approche pour défendre les victimes des fraudes
La défense des victimes de fraude bancaire repose sur une connaissance parfaite du cadre légal, notamment des articles L.133-18 et suivants du Code monétaire et financier qui imposent aux banques de rembourser intégralement les opérations non autorisées. Ma méthode de travail s’articule autour de trois axes :
- Analyse technique de la fraude : j’examine minutieusement les circonstances de la fraude pour identifier les failles dans les systèmes de sécurité bancaire
- Contestation rigoureuse : je conteste systématiquement les arguments des banques qui tentent souvent d’invoquer la négligence grave du client pour se dégager de leur responsabilité
- Documentation exhaustive : je constitue des dossiers complets incluant tous les éléments probants pour démontrer l’absence de faute du client
Cette méthodologie m’a permis d’obtenir des résultats tangibles pour mes clients, avec un taux de réussite très élevé dans les procédures engagées contre les établissements bancaires.
Pourquoi faire appel à un avocat en fraude bancaire ?
Les établissements bancaires disposent de services juridiques puissants et tentent fréquemment d’échapper à leur obligation de remboursement en invoquant la négligence du client. Sans accompagnement juridique, les victimes se retrouvent souvent démunies face à ces arguments techniques. Mon intervention permet de :
- Rééquilibrer le rapport de force avec la banque
- Contrer les arguments juridiques avancés par l’établissement
- Obtenir non seulement le remboursement des sommes détournées mais aussi des dommages et intérêts car certaines fraudes débouchent sur une saisie bancaire irrégulière.
- Accélérer la résolution du litige grâce à ma connaissance des procédures
En tant qu’avocat basé à Paris mais intervenant dans toute la France, je peux représenter les victimes de fraude bancaire quel que soit leur lieu de résidence ou l’emplacement de leur établissement bancaire.
La fraude bancaire peut avoir des conséquences financières graves, mais la loi protège les victimes. Mon rôle est de faire respecter ces protections légales et d’obtenir réparation pour mes clients. La banque peut voir sa responsabilité engagée en cas de fraude.
Processus de défense et solutions
Analyse et préparation du dossier
La première étape de ma méthodologie consiste en une analyse attentive de la situation. J’examine les circonstances de la fraude, les démarches entreprises auprès de la banque et les éventuels manquements à ses obligations de vigilance. Cette phase permet d’identifier les failles du dispositif de sécurité et d’établir la responsabilité de l’établissement. Ensuite, je constitue un dossier solide en rassemblant toutes les preuves nécessaires : relevés bancaires, correspondances avec la banque, récépissés de plainte et documents attestant de la diligence du client. Cette documentation méthodique est importante pour contrer les arguments de « négligence grave » souvent invoqués par les banques.
Il arrive aussi que des engagements souscrits à tort soient activés à la suite d’une fraude : dans ce cas, il est indispensable de contester immédiatement les engagements de caution bancaire.
Stratégie de négociation et action contentieuse
Avant toute procédure judiciaire, je privilégie une négociation directe avec la banque. Grâce à mon expérience des pratiques bancaires, j’anticipe leurs arguments et avance des réponses juridiques adaptées, ce qui permet fréquemment d’obtenir un remboursement sans passer par un procès.
Si cette voie échoue, j’engage immédiatement les procédures contentieuses. Devant les tribunaux, je m’appuie sur la jurisprudence récente en faveur des victimes de fraude et veille à ce que tous les préjudices soient indemnisés, qu’il s’agisse des sommes détournées, du préjudice moral ou des frais engagés.
Dans les situations les plus critiques, les conséquences financières de la fraude peuvent entraîner une procédure de surendettement, nécessitant une analyse précise de l’origine et de la régularité des dettes.
Anticipation, veille et organisation de la défense
Mon cabinet se distingue par sa capacité à anticiper et à contrer les arguments des banques, qui cherchent souvent à rejeter la responsabilité sur les clients.
Certaines fraudes débouchent même sur une clôture abusive de compte, aggravant brutalement la situation financière de la victime et justifiant une action renforcée contre la banque.
De plus, la défense contre la fraude bancaire exige une veille permanente, car les méthodes des fraudeurs et la jurisprudence évoluent sans cesse même si vous disposez d’une assurance contre la fraude. En suivant de près ces évolutions, j’adapte mes stratégies de défense et assure à mes clients les meilleures chances de succès.
FAQ – Fraude bancaire : remboursement, délais et recours
Oui. Une opération de paiement non autorisée doit être remboursée par la banque. Elle ne peut refuser que si elle prouve une négligence grave ou une fraude du client. Dans la pratique, beaucoup de refus sont contestables car la preuve incombe à la banque.
C’est toute opération réalisée sans votre consentement réel : virement frauduleux, paiement carte contesté, ajout de carte dans un wallet, prélèvement non mandaté, ou validation obtenue par tromperie (faux conseiller, spoofing, phishing). Le point clé est l’absence d’autorisation effective du titulaire.
Pas automatiquement. La négligence grave est une faute exceptionnelle. Les banques l’invoquent souvent à tort. L’analyse porte sur les faits précis : contexte de la manipulation, informations transmises, dispositifs de sécurité utilisés, et cohérence des opérations avec votre profil habituel.
Oui, si le virement n’a pas été autorisé. Les fraudes au faux conseiller, spoofing téléphonique, piratage d’accès, usurpation d’identité ou fraude au président peuvent être remboursées, notamment lorsque la banque n’a pas détecté des anomalies évidentes (montant, bénéficiaire inédit, rythme, appareil, pays, etc.).
Il faut agir vite : blocage immédiat des moyens de paiement et accès en ligne, signalement à la banque (puis confirmation écrite), conservation des preuves (SMS, emails, captures, historiques), et dépôt de plainte si possible. Une réclamation écrite structurée dès le départ évite les erreurs qui compliquent le remboursement.
Oui. La banque doit mettre en place des dispositifs de sécurité et traiter les opérations atypiques (montants inhabituels, nouveaux bénéficiaires, comportements anormaux). En cas de manquement (authentification insuffisante, alertes ignorées, contrôle incohérent), la responsabilité de la banque peut être engagée.
Le délai dépend du type d’opération (carte, virement, prélèvement), mais il peut aller jusqu’à 13 mois pour certaines opérations. Cela dit, attendre est une mauvaise stratégie : plus la contestation est rapide, plus il est simple de sécuriser les preuves et de bloquer l’argumentaire de la banque.
Elle peut prendre des mesures de sécurité, mais un blocage prolongé ou une clôture brutale peut devenir contestable si elle n’est pas justifiée ou si elle cause un préjudice disproportionné. Le contexte (activité pro, salaires, prélèvements essentiels) et la procédure suivie sont déterminants.
📌 Autres expertises en droit bancaire
Selon votre situation, d’autres recours peuvent être envisagés. Vous pouvez consulter toutes mes expertises en droit bancaire afin d’identifier la stratégie la plus adaptée face à votre banque.