CM-CIC Leasing Solutions vous assigne en paiement devant le tribunal. L’acte d’huissier réclame les loyers impayés, les loyers restant à courir jusqu’au terme du contrat, une indemnité de résiliation, la valeur résiduelle du bien, les intérêts de retard. Le total atteint souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros, parfois davantage que la valeur du matériel financé.
C’est un contentieux que je traite au cabinet. CM-CIC Leasing Solutions (groupe Crédit Mutuel) est l’un des principaux acteurs du crédit-bail mobilier et immobilier en France. Ses contrats de location financière sont solides, mais ils ne sont pas inattaquables. Plusieurs leviers permettent de contester les sommes réclamées, de réduire les indemnités ou d’obtenir des délais de paiement.
Encore faut-il réagir vite. Si vous ne constituez pas avocat et ne déposez pas de conclusions, le tribunal rendra un jugement par défaut qui vous condamnera à payer l’intégralité des sommes demandées.
CM-CIC Leasing Solutions est aussi connue sous le sigle CCLS et sous la marque commerciale Mutualease. Selon l’entité du groupe qui a émis votre contrat, l’en-tête peut mentionner CIC Leasing, Crédit Mutuel Leasing ou CM-CIC Bail. La société est immatriculée au RCS de Nanterre (SIREN 352 862 346). Quel que soit l’intitulé figurant sur votre contrat ou sur l’assignation, c’est la même entité juridique qui agit.
Ce qu’il faut retenir
Qui est CM-CIC Leasing Solutions : société de financement du groupe Crédit Mutuel, spécialisée en crédit-bail mobilier et immobilier (véhicules, matériel professionnel, équipements industriels, immobilier d’entreprise).
Ce qui est réclamé : loyers échus impayés + loyers à échoir + indemnité de résiliation + valeur résiduelle + intérêts. Le cumul de ces postes est souvent contestable.
Les leviers de défense : modération de la clause pénale (article 1231-5 du Code civil), imputation du produit de revente du bien, contestation du cumul d’indemnités, délais de grâce (article 1343-5 du Code civil).
Sur cette page
- Le contrat de location financière CM-CIC Leasing Solutions
- Crédit-bail mobilier ou location financière : quel régime ?
- Ce que contient l’assignation en paiement
- Contester la clause pénale et les indemnités
- L’imputation du produit de revente du matériel
- Le cumul interdit des indemnités
- Les vices de procédure à vérifier
- Si vous êtes caution du contrat de leasing
- Délais de grâce et procédures collectives
- Les étapes de votre défense
- Questions fréquentes
Le contrat de location financière CM-CIC Leasing Solutions
Le crédit-bail (ou location financière) fonctionne sur un schéma à trois parties. Votre entreprise choisit un équipement auprès d’un fournisseur. CM-CIC Leasing Solutions l’achète à votre place et vous le met à disposition en échange de loyers mensuels ou trimestriels. À la fin du contrat, vous pouvez lever l’option d’achat et devenir propriétaire du bien pour sa valeur résiduelle.
Ce montage présente un intérêt fiscal (les loyers sont déductibles) et préserve votre capacité d’emprunt. Mais il génère un engagement ferme sur toute la durée du contrat. Et c’est là que les choses se compliquent : en cas de difficulté de trésorerie, vous ne pouvez pas simplement arrêter de payer les loyers ou restituer le matériel pour solder le contrat. Le crédit-bail est un engagement financier, pas un contrat de location classique.
Les contrats CM-CIC Leasing Solutions portent sur du matériel varié : véhicules utilitaires et industriels, équipements de production, matériel informatique, matériel médical, immobilier professionnel. Les durées courantes vont de 36 à 84 mois. Les montants financés s’échelonnent de quelques milliers d’euros pour du matériel léger à plusieurs centaines de milliers d’euros pour de l’immobilier ou des équipements lourds.
Crédit-bail mobilier ou location financière : quel régime pour votre contrat ?
CM-CIC Leasing Solutions (CCLS) propose deux types de contrats qui obéissent à des règles différentes.
Le crédit-bail mobilier est régi par les articles L313-7 et suivants du Code monétaire et financier. Il comporte obligatoirement une option d’achat en fin de contrat. Le locataire peut devenir propriétaire du bien en levant cette option et en payant la valeur résiduelle. C’est le contrat le plus fréquent pour les véhicules et les équipements professionnels financés par CIC Leasing.
La location financière pure (parfois appelée location longue durée professionnelle) ne comporte pas d’option d’achat. Le locataire utilise le bien pendant la durée du contrat, puis le restitue. Elle est fréquente pour le matériel informatique ou les photocopieurs. Elle n’est pas soumise aux articles L313-7 et suivants, mais au droit commun du bail.
La distinction importe en défense. Dans un crédit-bail, le locataire bénéficie de protections spécifiques liées au statut d’opération de crédit du contrat. Dans une location financière pure, le contentieux relève du droit commun des contrats. L’article 1231-5 du Code civil (modération de la clause pénale) s’applique dans les deux cas, mais les arguments tirés du Code monétaire et financier ne jouent que pour le crédit-bail.
Vérifiez le type exact de votre contrat CM-CIC avant d’organiser votre défense. La mention « avec option d’achat » ou l’existence d’une valeur résiduelle dans le tableau d’amortissement indique un crédit-bail. L’absence d’option d’achat indique une location financière.
Ce que contient l’assignation en paiement
L’assignation de CM-CIC Leasing Solutions intervient après la résiliation du contrat. Le schéma est presque toujours le même : impayés de loyers, mise en demeure, constat de la résiliation (clause résolutoire de plein droit ou déchéance du terme notifiée par lettre recommandée), puis assignation devant le tribunal de commerce ou le tribunal judiciaire.
Le décompte de créance comprend généralement cinq postes :
Loyers échus impayés
Les mensualités ou trimestralités que vous n’avez pas payées avant la résiliation du contrat. Ce poste est rarement contestable en soi, sauf erreur de décompte.
Loyers à échoir
La totalité des loyers restant à courir entre la date de résiliation et le terme initialement prévu du contrat. C’est souvent le poste le plus lourd. Sur un contrat de 60 mois résilié au 24e mois, CM-CIC réclame les 36 mois restants.
Indemnité de résiliation
Une pénalité contractuelle prévue par les conditions générales. Son montant varie selon les contrats : pourcentage des loyers restants, somme forfaitaire, ou combinaison des deux.
Valeur résiduelle du bien
Le prix de l’option d’achat que vous auriez payé en fin de contrat pour devenir propriétaire. CM-CIC la réclame parfois en plus des loyers à échoir et de l’indemnité.
S’y ajoutent les intérêts de retard au taux contractuel (vérifiez qu’il respecte le taux d’usure), une indemnité au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, et parfois des frais de restitution ou de remise en état du matériel.
Le total dépasse fréquemment la valeur du bien financé. C’est normal du point de vue de CM-CIC (le leasing est un financement, pas une location), mais c’est aussi ce qui ouvre des marges de contestation.
Contester la clause pénale et les indemnités
C’est le premier axe de défense, et souvent le plus efficace. L’article 1231-5 du Code civil permet au juge de réduire une clause pénale « manifestement excessive ». Ce pouvoir est d’ordre public : le juge peut l’exercer d’office, et le contrat ne peut pas l’exclure.
Concrètement, quand CM-CIC Leasing Solutions réclame la totalité des loyers à échoir plus une indemnité de résiliation, le montant total peut être manifestement disproportionné par rapport au préjudice réellement subi. Le juge compare le montant contractuel avec le préjudice effectif de CM-CIC (la marge perdue sur le contrat, déduction faite de la valeur récupérée sur le bien).
En pratique : la modération de la clause pénale permet régulièrement d’obtenir des réductions de 30 à 50 % des sommes réclamées. Le résultat dépend du dossier : durée restante du contrat, valeur de revente du matériel, montant de la marge de CM-CIC. Mais c’est un argument que le tribunal accueille fréquemment dans les contentieux de crédit-bail.
Pour obtenir cette réduction, il faut argumenter sur deux plans. D’une part, chiffrer le préjudice réel de CM-CIC en tenant compte de la récupération du bien (revente ou relocation à un tiers). D’autre part, démontrer le caractère disproportionné de l’indemnité par rapport à ce préjudice. Un tableau comparatif des sommes réclamées et du préjudice effectif est un élément de preuve que je produis systématiquement dans ces dossiers.
Point important : le pouvoir de modération de l’article 1231-5 est d’ordre public. Aucune clause contractuelle ne peut l’exclure. Même si les conditions générales de votre contrat CM-CIC Leasing Solutions prévoient que l’indemnité de résiliation est « définitive », « non réductible » ou « acceptée irrévocablement par le locataire », le juge conserve le pouvoir de la réduire si elle est manifestement excessive. Ce principe a été rappelé par la Cour de cassation à plusieurs reprises dans des contentieux de crédit-bail mobilier. En pratique, c’est l’argument qui produit les résultats les plus concrets dans les dossiers que je traite contre CCLS.
L’imputation du produit de revente du matériel
Quand le contrat est résilié, CM-CIC Leasing Solutions récupère le matériel (ou l’immeuble) et le revend à un tiers, ou le remet en location. Le produit de cette revente doit être imputé sur les sommes dues par le locataire. C’est un principe constant en jurisprudence : le crédit-bailleur ne peut pas à la fois récupérer le bien et réclamer l’intégralité des loyers comme si le bien avait disparu.
En pratique, CM-CIC Leasing Solutions ne déduit pas toujours spontanément le produit de revente dans son décompte de créance. Ou elle le déduit, mais à un montant sous-évalué. C’est un point à vérifier systématiquement.
Point de vigilance : demandez à CM-CIC Leasing Solutions de justifier le prix de revente du matériel, les conditions de la vente, et la date à laquelle elle a eu lieu. Si le bien a été revendu à un prix anormalement bas (par exemple à une société liée), ou si CM-CIC a tardé à le revendre (aggravant la décote), ces éléments peuvent être invoqués pour contester le décompte.
Le cumul interdit des indemnités
CM-CIC Leasing Solutions ne peut pas légitimement cumuler tous les postes de sa demande sans limite. Le principe est simple : la résiliation du contrat a pour effet de replacer les parties dans l’état où elles se seraient trouvées si le contrat avait été exécuté normalement. CM-CIC a droit à la réparation de son préjudice, pas à un enrichissement.
Or le cumul des loyers à échoir, de l’indemnité de résiliation, de la valeur résiduelle et de la conservation du produit de revente dépasse souvent largement le préjudice réel. Plusieurs cours d’appel ont sanctionné ce type de cumul en réduisant les condamnations.
L’argument se combine avec la modération de la clause pénale (article 1231-5) : le juge regarde l’ensemble des sommes réclamées et vérifie que le total n’aboutit pas à un enrichissement sans cause du crédit-bailleur. Ce contentieux relève de la responsabilité de l’établissement de crédit dans la gestion de la résiliation et du décompte de créance.
Les vices de procédure à vérifier
La résiliation d’un contrat de crédit-bail obéit à un formalisme strict. Si CM-CIC Leasing Solutions n’a pas respecté les étapes, la résiliation elle-même peut être contestée.
Avant de résilier, CM-CIC doit adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette mise en demeure doit mentionner les sommes dues, accorder un délai raisonnable pour régulariser, et avertir des conséquences du non-paiement (résiliation, déchéance du terme et exigibilité anticipée). Une mise en demeure incomplète ou envoyée à une mauvaise adresse vicie la procédure.
Si le contrat prévoit un délai de 15 jours après mise en demeure avant résiliation, CM-CIC doit respecter ce délai. Une résiliation notifiée avant l’expiration du délai est prématurée. Vérifiez les dates sur la mise en demeure et la lettre de résiliation.
La résiliation doit être notifiée dans les formes prévues au contrat. Si les conditions générales exigent une lettre recommandée avec AR et que CM-CIC a procédé par simple courrier ou par mail, la résiliation est irrégulière. L’irrégularité de la résiliation remet en cause l’intégralité du décompte de créance.
Ces vices de procédure ne sont pas anodins. Si la résiliation est déclarée irrégulière, CM-CIC ne peut pas réclamer les loyers à échoir ni l’indemnité de résiliation. Elle peut seulement réclamer les loyers échus impayés jusqu’à une résiliation régulière.
Si vous êtes caution du contrat de leasing
Dans beaucoup de contrats de crédit-bail professionnels, le dirigeant s’est porté caution personnelle des engagements de sa société. Quand CM-CIC Leasing Solutions assigne la société, elle assigne souvent le dirigeant-caution en parallèle.
La caution dispose de moyens de défense propres, en plus de ceux qui appartiennent au débiteur principal :
- La disproportion du cautionnement (article L. 332-1 du Code de la consommation pour les cautions personnes physiques) : si l’engagement de caution était manifestement disproportionné à vos revenus et patrimoine au moment de la signature, la banque ne peut pas s’en prévaloir.
- Le devoir de mise en garde : CM-CIC devait vérifier que votre engagement de caution était proportionné à votre situation financière et vous alerter en cas de risque d’endettement excessif.
- L’information annuelle de la caution : CM-CIC doit informer la caution chaque année du montant de la dette restante. Le défaut d’information annuelle entraîne la déchéance des intérêts et pénalités échus depuis la dernière information.
Ces moyens de défense sont développés sur la page consacrée à la contestation du cautionnement bancaire. Ils se combinent avec les arguments sur le fond (modération de la clause pénale, imputation de la revente) pour réduire la dette de la caution.
Délais de grâce et procédures collectives
Les délais de grâce
Si votre entreprise traverse une difficulté temporaire mais dispose de perspectives de redressement, le juge peut accorder des délais de grâce en application de l’article 1343-5 du Code civil. Le tribunal peut reporter ou échelonner le paiement de la dette sur une durée maximale de deux ans.
Pendant cette période, les poursuites sont suspendues et les intérêts de retard cessent de courir (sauf décision contraire du juge). C’est un outil qui permet de gagner du temps pour restructurer votre trésorerie ou négocier un accord amiable avec CM-CIC.
Les procédures collectives
Si la situation est plus grave, le recours à une procédure collective peut s’imposer :
Mandat ad hoc ou conciliation
Procédures confidentielles, conduites sous l’autorité d’un mandataire désigné par le tribunal. Elles permettent de négocier un accord global avec CM-CIC et vos autres créanciers. La conciliation aboutit à un accord homologué qui suspend les poursuites.
Sauvegarde ou redressement judiciaire
Procédures ouvertes par le tribunal qui gèlent le passif (y compris la dette CM-CIC) et organisent un plan de remboursement sur plusieurs années. La dette peut être réduite dans le cadre du plan. Le dirigeant-caution peut bénéficier des délais du plan.
Le contentieux de recouvrement bancaire face à CM-CIC s’inscrit souvent dans un contexte de difficultés financières plus larges. L’approche doit être globale : traiter la dette CM-CIC isolément sans regarder l’ensemble du passif est rarement la bonne stratégie.
Les étapes de votre défense
Vérifier les conditions générales (clause résolutoire, clause pénale, modalités de résiliation), reconstituer le calcul des sommes réclamées, identifier le produit de revente du matériel. Cette étape conditionne toute la stratégie.
Mise en demeure complète ? Envoyée à la bonne adresse ? Délai respecté ? Résiliation notifiée dans les formes ? Chaque irrégularité est un argument de défense.
Le silence est la pire réponse. Même si votre budget est serré, il vaut mieux contester que subir un jugement par défaut. Les conclusions doivent soulever tous les moyens de défense : modération de la clause pénale, imputation de la revente, vices de procédure, disproportion du cautionnement.
Pendant la procédure, une négociation amiable est souvent possible. CM-CIC préfère parfois un accord rapide (avec réduction) plutôt qu’un procès long. La négociation est plus efficace quand des conclusions solides ont été déposées : CM-CIC sait qu’elle risque une réduction judiciaire.
Erreur à éviter : signer un échéancier proposé par CM-CIC sans avoir fait analyser le dossier. En signant, vous reconnaissez implicitement la dette. Si les sommes réclamées sont contestables (clause pénale excessive, revente non imputée), vous perdez vos moyens de défense. Faites analyser le décompte avant de signer quoi que ce soit.
Questions fréquentes
Je n’ai plus le matériel financé. CM-CIC peut-elle quand même me réclamer les loyers restants ?
Oui. Le crédit-bail est un contrat de financement, pas un contrat de location au sens classique. L’obligation de payer les loyers existe indépendamment de la détention du bien. Mais si CM-CIC a récupéré et revendu le matériel, le produit de cette revente doit être déduit des sommes réclamées. Vérifiez que cette déduction a bien été faite.
Le tribunal de commerce est-il compétent ?
Si le contrat a été souscrit par une société commerciale (SARL, SAS, SA, etc.), le tribunal de commerce est compétent. Si le contrat a été souscrit par une personne physique ou une SCI, c’est le tribunal judiciaire. L’assignation doit être portée devant le tribunal du siège social du défendeur, sauf clause attributive de compétence (dont la validité peut elle-même être contestée).
CM-CIC m’assigne aussi personnellement comme caution. Puis-je me défendre séparément ?
Oui. La caution a ses propres moyens de défense (disproportion, défaut d’information annuelle, devoir de mise en garde), en plus de ceux du débiteur principal. Il est fréquent que la société soit condamnée à un certain montant mais que la caution obtienne une réduction, voire une décharge complète. La page sur la caution bancaire détaille ces moyens.
Ma société est en liquidation judiciaire. Que se passe-t-il pour ma caution personnelle ?
La liquidation de la société n’éteint pas votre engagement de caution. CM-CIC peut vous poursuivre personnellement pour la dette garantie. Mais le montant exigible de la caution ne peut pas dépasser le montant admis au passif de la procédure collective. Les arguments de défense de la caution (disproportion, défaut d’information) restent invocables.
Quel est le délai de prescription ?
L’action en paiement de CM-CIC Leasing Solutions se prescrit par 5 ans à compter de la date d’exigibilité de chaque échéance impayée (article L. 110-4 du Code de commerce). Pour les loyers à échoir devenus exigibles du fait de la résiliation, le délai court à compter de la date de résiliation. Si l’assignation arrive plus de 5 ans après ces dates, la prescription peut être opposée.
Puis-je obtenir des délais de paiement même si je suis condamné ?
Oui. L’article 1343-5 du Code civil permet au juge d’accorder des délais d’échelonnement jusqu’à 24 mois, y compris dans le jugement de condamnation. Vous pouvez aussi demander des délais en phase d’exécution du jugement. L’octroi dépend de votre situation financière et de vos perspectives de remboursement.
Le fournisseur du matériel a livré un bien défectueux. Puis-je le reprocher à CM-CIC ?
C’est une question classique en crédit-bail. En principe, le contrat de crédit-bail prévoit une clause de transfert des risques : le locataire doit exercer ses recours directement contre le fournisseur, pas contre le crédit-bailleur. Mais si CM-CIC a participé au choix du fournisseur ou si elle a failli à son obligation de vérification, sa responsabilité peut être recherchée. Ce contentieux est détaillé sur la page location financière et crédit-bail professionnel.
Que signifient CCLS et Mutualease sur mon contrat de leasing ?
CCLS est le sigle de CM-CIC Leasing Solutions. Mutualease est sa marque commerciale, utilisée sur certains contrats et sur le portail client. CIC Leasing et Crédit Mutuel Leasing sont les noms des portails en ligne selon votre réseau bancaire d’origine. Toutes ces appellations désignent la même société de financement, filiale du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale, immatriculée au RCS de Nanterre. Si vous êtes assigné, vérifiez que la dénomination sur l’assignation correspond bien à celle de votre contrat.
Contestation des contrats de leasing, défense face aux sociétés de crédit-bail.
Disproportion, information annuelle, devoir de mise en garde du dirigeant-caution.
Manquements du crédit-bailleur, gestion fautive de la résiliation, décompte erroné.
Assignation en paiement, contestation des créances bancaires, vices de procédure.
Assigné par CM-CIC Leasing Solutions ?
Le cabinet analyse votre contrat de crédit-bail, vérifie le décompte de créance, identifie les moyens de contestation (clause pénale, imputation de revente, vices de procédure) et organise votre défense devant le tribunal.
Me Guillaume PIERRE, avocat en droit bancaire et contentieux du crédit-bail, Paris
Assignation CM-CIC Leasing Solutions, crédit-bail, location financière, clause pénale, caution dirigeant, recouvrement
Consultation sous 48 h
Inscrit au Barreau de Paris depuis 2003, Maître Pierre accompagne ses clients en droit bancaire et financier
(litiges, crédit, caution, recouvrement, responsabilité de la banque). Vous avez une question sur votre situation ?
